Des fleurs, des oranges et des citrons
« Attendre et voir », pour les visiteurs du carnaval de Nice, cet adage n'était pas qu'une recommandation philosophique mais bien une réalité qu'il fallait assumer sous un soleil radieux.
Levés tôt, partis à 4heures du matin de Bédarieux pour un voyage organisé par l'agence de voyage des Cars PONS, le 21février 2026, nous arrivâmes à bon port pour le déjeuner à notre hôtel, à Nice.
En cette période du mois, le carnaval bât son plein en cette belle cité de la côte d'azur.
Les traditionnels défilés, que sont les corsos et la fameuse bataille des fleurs, drainent des milliers de personnes depuis 1873.
C'est donc avec un peu d'exaltation enfantine que nous nous sommes rendus, après le déjeuner, sur l'esplanade où se produisait le défilé des chars fleuris.
Arrivés sur la célèbre Promenade des Anglais, il nous a fallu nous rendre à l'évidence que nous n'étions pas les seuls à avoir rêvé de participer un jour à ce fameux carnaval.
La longueur des files d'attente devant les entrées en étaient les témoins. Il est vrai qu'à Nice les organisateurs sont encore traumatisés par l'attentat islamiste causé lors d'un feu d'artifice du 14 juillet. Aussi la fouille de la foule des participants prenait un certain temps, comme aurait dit Fernand RAYNAUD
Les optimistes nous diront qu'assister à un grand événement ça se mérite ! Ils ont sûrement raison. Il est vrai que la qualité des ballets, des fanfares, des costumes et la foison de fleurs qui ornent les chars, justifie la renommée de cette manifestation.

A la fin des prestations, les chars se sont délestés de tout leur ornement floral par des jets fleurs fraîches parmi le public. Nombreux étaient ceux qui repartaient avec des roses, des lys, des gerberas, du mimosa etc. D'où l'appellation fameuse de « la bataille des fleurs ».
Le soir, les plus courageux ont assisté, au même endroit, à la Féerie lumineuse du défilé. Et ils en furent récompensés. Les chars fleuris étaient remplacés par ceux des personnages gigantesques et magnifiques, crées sur le thème des femmes célèbres. Ils étaient entrecoupés de bandas, de ballets, d'échassiers qui ont su créer une frénésie carnavalesque à laquelle le public était invité. Et il ne s'est pas privé d'y participer.
Le lendemain départ pour MENTON.
C'est toujours un plaisir, surtout s'il y a du soleil, d'arpenter les corniches qui longent la Méditerranée. L'on se félicite alors que Louis XIV a bien fait de rallier ces beaux endroits à la France.
A notre arrivée à Menton, il nous a fallu subir encore une fois la rançon de la renommée. C'est à dire de beaux embouteillages pour se rendre sur les lieux du plaisir. Là aussi les optimistes nous diront que le principe même du carnaval, c'est le tohu-bohu, le charivari et l'anarchie. Ils ont certainement encore raison.
Arrivés en centre ville, les statues géantes confectionnées avec des agrumes nous ont impressionné. Perroquets, baleine, hérons, tigre, ils sont des véritables chefs d’œuvre. Difficile de décrire une émotion devant cet amas d'oranges et de citrons qui donne des couleurs chatoyantes à ces ouvrages. Bravo pour ceux qui ont eu cette idée originale.
Le défilé nous a permis de parfaire notre contemplation pour d'autres œuvres juchées sur des chars, accompagnés de fanfares et de ballets, un peu moins chatoyants et un peu moins élaborés qu'à Nice mais toutefois bien sympathiques.
Avant le retour sur Bédarieux nous avons fait nos adieux à la ville de Nice en visitant ses vieux quartiers.
Et c'est dans une ambiance très chaleureuse, très joyeuse, très amicale que nous avons quitté ces lieux lumineux.
Nous étions inspirés parce qu'a dit le peintre MATISSE quand il s'est installé à NICE :
« C'est quand j' y ai découvert cette lumière que j'ai commencé à croire en mon bonheur. »
Paul BOISSET



























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