mercredi 28 octobre 2026

Impressions de l'ocre MAROC

Après avoir pris l'avion à Montpellier puis après avoir traversé la méditerranée, en survolant le territoire marocain jusqu'à FES, c'est toute une gamme de couleurs ocre qui se décline sous nos yeux, si bien qu'on aurait pu appeler ce pays ; « le Marocre ».

A 18 heures, environ, nous avons traversé la ville de FES pour nous rendre à notre hôtel. C'était l'heure des sorties scolaires. Nous avons été surpris de voir le nombre des établissements qui portaient, sur leur fronton, le nom des personnalités importantes qui ont fait la gloire de la France, tant au niveau culturel que scientifique.

FES est la plus grande ville universitaire du MAROC. Cette référence à nos illustres compatriotes, nous a tout de suite indiqué que nous étions en pays ami.

Dès le lendemain, en route pour le moyen et haut ATLAS. C'est 8 heures de route et plus de 400 km qui nous attendent. Nous attaquons très fort mais il est vrai que c'est là où sont les lieux les plus typiques et les plus pittoresques. Et puis nous n'avons pas encore subi l'érosion de notre condition physique qu'éprouvent tous les grands voyageurs.

Après avoir traversé cette belle station climatique d'IFRANE, au cœur d'une épaisse forêt de cèdres où vivent des macaques, l'ocre des terres arides nous a illustré notre voyage jusqu'à notre destination finale ; le somptueux hôtel du site d'ERFOUD, au cœur d'une immense palmeraie.

Quel contraste avec les misérables villages que nous avons traversés. Quelles peuvent être les ressources de ces pauvres gens au milieu de ces champs pierreux à perte de vue ? Des bergers nomades y construisent des cabanes de fortune sur les lieux un peu plus herbeux que la moyenne.

Pour les voyageurs qui n'étaient pas trop pressés de goûter le confort de l'hôtel, un transfert en 4X4 leur était offert pour assister au coucher du soleil sur les dunes, aux confins du SAHARA. Émerveillement total devant ces couleurs chaudes dans un ciel pommelé. Les photos n'ont pas manqué de pérenniser ces instants uniques.

Le lendemain, on s'apprête pour un trajet plus court (141 km). Les immenses palmeraies qui colorent d'un vert flamboyant ces vallées qui, sans elles, seraient désertiques, ne sont pas le fait du hasard. Pour que poussent ces palmiers-dattiers, il a fallu, depuis des siècles, les irriguer en captant les sources du Haut ATLAS par des canaux creusés sur plusieurs kilomètres dans les plaines et les vallées.

 

Pour éviter l'évaporation pendant les fortes chaleurs d'été, ces canaux sont recouverts. Ils sont également jalonnés de puits d'ouverture pour en assurer le contrôle et l'entretien. Nous avons eu ces informations en nous arrêtant sur notre parcours et en visitant un site qui illustrait ce génial système.

Après un délicieux tajine au chevreau, nous nous sommes rendus dans des gorges profondes où coule le TODRA, une des sources d'irrigations précitées.

 

Mais la pluie tant attendue par la nature nous a assombri le paysage qui est grandiose par beau temps mais lugubre sous les épais nuages. Noirs souvenirs que ces jambes nues des touristes mêlées aux djellabas des autochtones sur un parcours jalonné par les mains tendues des mendiantes.

Parfumés de toutes sortes d'odeurs de roses après la visite des distilleries dans la vallée de DADES, appelée la vallée des roses, nous nous rendons à OUARZAZATE. Qui n'a pas vu dans les brochures ou catalogues des voyagistes, ces casbahs en  pisé de terres ocres plus ou moins rougeoyantes ? La désertification de ces campagnes aux habitations précaires, abandonnées à l'érosion du vent et des fortes pluies hivernales, en a fait souvent des villages fantômes. Certes ils sont pittoresques dans les photos souvenirs mais ils traduisent, aussi par leur contraste, la forte évolution des grandes villes du Maroc par rapport à un passé tribal.

Mais à OUARZAZATE, la casbah berbère, classée patrimoine de l'UNESCO, est bien entretenue, figée entre deux dômes montagneux elle campe bien dans ce paysage si caractéristique. Il faut dire que la ville nouvelle, très spacieuse et très cossue, a bénéficié de l'essor et de la célébrité de son studio de tournages pour le Cinéma.

Nous nous sommes immergés dans les décors de films fabuleux tels que « Gladiator », La série des « Momies », « Astérix et Cléopâtre », « Aladin » etc. Le guide nous a même fait tourner dans un court-métrage, sous les décors extérieurs d' «Astérix et Cléopâtre ». Ce fut très amusant. Mais sans les feux des projecteurs ces décors perdent de leur magie et rappellent, si besoin était, que le cinéma n'est que l'art de l'illusion.

Il nous a fallu franchir le col de TIZI-N-TICHKA (2 260m) pour se rendre à MARRAKECH. A cette altitude il est normal d'apercevoir les habitants vêtus avec des doudounes et des bonnets bien enfoncés. La descente est aussi désertique que vertigineuse. Pourtant on y rencontre, sur le bord de la route, des personnages, (surtout des femmes, même parfois accompagnées d'enfants), surgis de nulle part, allant on ne sait où.

Arrivés à MARRAKECH, nous n'avons pas voulu plus attendre pour aller, en nocturne, sur la fameuse place Djemaa el fna. 

Impressionnante par sa superficie, le nombre et la diversité des exposants qui proposent, aux innombrables badauds, leurs services ou leurs talents. Des pyramides de fruits, alignées à l'infini, sont éclairées par des lampes fluo. Elles attendent les amateurs de jus pressés sur le champ. Des tables s'étalent un peu partout pour déguster toutes sortes de brochettes, des escargots ou des têtes de mouton. 

Par contre, difficile d'apprécier les différents musiciens accompagnant leurs danseuses. Placés côte à côte, il en résulte une pénible cacophonie qui a plus tendance à faire fuir le chaland qu'à l'attirer. Quant aux dresseurs de serpent ou de singes, promis dans la publicité, ils étaient absents. On n’a rien perdu car le lendemain après -midi nous avons pu les observer après la visite des souks. Les serpents paraissaient anesthésiés et les singes bien dressés pour sauter sur l'épaule des spectateurs afin qu'ils prennent la photo qu'on ne manquera de leur faire payer.

 

Les visites du lendemain étaient prévues pour le palais de la Bahia 

et le fameux jardin botanique du célèbre MAJORELLE, inventeur du non moins célèbre bleu du même nom. 

Pour ceux qui l'ont souhaité, la soirée s'est terminée dans les décors enchantés des contes des « mille et une nuits » pour assister aux célèbres « Fantasias ». Le repas était servi sous de luxueuses tentes berbères au service impeccable pour la traditionnelle chorba, le méchoui d’agneau, le tajine au poulet et les pâtisseries orientales. Le tout animés par les musiciens et les danseuses qui intervenaient par intermèdes.

Le spectacle des Fantasias, hélas, n'était pas à la hauteur de sa réputation à cause d'un éclairage insuffisant.

CASABLANCA (la Blanche). Belle mégapole, moderne à l'occidental, « Silicone Vallée » du Maroc. Aucun dépaysement s'il n'y avait pas la fameuse mosquée HASSAN II. Il a fallu 7 ans pour la construire sur un bord de mer, conformément aux recommandations du Coran. C'est un architecte Français qui a conduit les travaux. C'est somptueux, les portes sont en titane et les colonnes en marbre, les plafonds en cèdre de l'Atlas. La mosquée peut abriter jusqu'à cent mille fidèles. Elle n'a rien à envier à nos belles cathédrales.



Retour à FES. Six kilomètres à travers les souks dans des allées de seulement deux mètres de large.

Des boutiques de toutes sortes, bibelots, légumes et fruits, boucheries et poissonneries, artisans du cuir, de la laine, de la broderie, etc. Tout ce petit monde se bouscule, s'interpelle, nous croisons parfois un âne bâté ou un mulet et parfois, oh stupeur, un scooter ou une moto. C'est coloré, c'est typique, pittoresque, dépaysant, mais mal odorant et peu hygiénique. 

Nous avons pris congé de notre guide OUTFI, les adieux furent chaleureux, sans rancune pour les commentaires répétitifs sur l'Islam mais très instructifs malgré leur caractère un peu prosélyte, ainsi que ses commentaires historiques et géographiques. Nous avons aussi remercié notre dévoué chauffeur ADIL en concluant notre visite comme étant une belle aventure humaine.

Paul BOISSET

 

mardi 22 septembre 2026

 

Avec les moules on a la frite !

 

Voilà bien longtemps que notre organisation a coutume de saluer cette période de l'année que l'on appelle communément « La rentrée ».

C'est aussi la salutation de l'automne qui s'annonce avec ses longues veillées et ses dégustations de châtaignes et de champignons.

Nous, les adhérents du Foyer des Seniors des Hauts Cantons on a l'habitude de consommer en cette période, le plat préféré des gens du Nord, c'est à dire les fameuses « Moules Frites ». Mais pas la moule bouchot, ni celle dite de cordes, encore moins celle de Hollande, Nous en Occitanie on préfère la bonne grosse moule d'Espagne ou celle de l'étang de Thau. Il faut bien qu'il y ait un peu de couleur locale.

Cette année 2026, le jeudi 17 septembre, nous étions 124 personnes présentes à cette manifestation. Jadis, elle se déroulait à la ferme aux enfants. Le terrain était propice aux concours de pétanque pour certains, les autres tentaient leur chance au Loto, une fois le repas terminé. Ne pouvant plus disposer de ces lieux, c'est à la salle Léo Ferré que cette coutume se déroule depuis quelques temps.

Cette année les organisateurs des activités du Foyer ont décidé que le repas se déroule en musique, animé par Renaud que nous avions déjà apprécié pour le Carnaval.

 

     

     
    

Le repas était concocté par notre fidèle Olivier et son acolyte Jean-Marc. Ils n'ont pas plaint leur peine pour que les moules et puis les frites reviennent dans nos assiettes.

  

Une de plus, se sont réjouis les participants de cet après-midi qu'ils ont trouvé agréable. Une de moins, ont soupiré les organisateurs tant ils étaient concentrés pour que ce soit une réussite.

Désormais les regards se tournent vers le repas traditionnel qui précède Noël. Puis vers une nouveauté ; le réveillon de la Saint Sylvestre, veille du jour de l'An 2027.

Paul BOISSET