dimanche 25 janvier 2026

 

Assemblée générale FSHC 2026

 

Thermomètre et tensiomètre sont utiles pour vérifier la santé d'un individu. Pour vérifier la bonne santé d'une association, il faut plutôt se référer à ses signes de faiblesse ou de vivacité. D'où la nécessité d'organiser en début d'année une Assemblée Générale. C'est la base essentielle à toute vie démocratique.

Plus de deux cents personnes ont répondu présents en ce jeudi 22 janvier 2026. Soit presque les deux tiers de nos adhérents en forte augmentation cette année. Pour une organisation démographique comme la nôtre, c'est un signe incontestable de bonne santé.










Il est vrai que tous les responsables bénévoles des activités, présentés par la présidente, œuvrent tous pour que nous obtenions une bonne hygiène de vie, que se soit sur le plan physique, mental ou culturel. 

Pour le bien être physique répondent la section de gymnastique, celle du yoga et du yoga sur chaise, celle de la marche et de la randonnée, celle du pilâtes et celle de la danse en ligne.

Pour le bien être mental sont organisés des repas dansants à thème ou pas, les sorties à la journée, les voyages, les jeux de société, la section des tricoteuses, le karaoké, l'atelier de créativité, les cours de danse de salon et les jeux du Loto.

Pour la partie culturelle, répondent les cours d'anglais, d'espagnol, d'italien, d'occitan et de jardinage. Pour la lecture, une boîte à livres est à la disposition des adhérents.

Autre signe de bonne santé, l'équilibre du bilan financier que nous a présenté la trésorière Véronique DRAPIER, après l'adoption à l'unanimité du rapport moral. Son rapport financier a été également adopté à l'unanimité.

Aux questions diverses, certains membres de la section Loto ont contesté la décision du Conseil d'Administration de fermer les locaux du foyer pendant toutes les vacances scolaires. Le débat fût houleux et dans un but d'apaisement, la présidente a bien voulu promettre de convoquer à nouveau le dit Conseil pour savoir s'il veut bien réétudier sa position, par rapport aux arguments évoqués de part et d'autre. Tout en déplorant que les décisions prises démocratiquement ne soient pas respectées.

Il a été aussi question d'une lettre anonyme insultante qu'un membre de cette section a envoyée à la présidente du foyer.



Francis BARSSE, Maire de  Bédarieux, a conclu la séance en félicitant tous les membres du foyer et des bonnes retombées que procurent toutes ces activités pour l'ensemble de la commune. Compte-tenu des proches élections municipales, il n'a pas voulu engager des promesses pour l'avenir.

Cette Assemblée générale fut suivie d'un spectacle musical où les artistes, Martine Bousquet et Hervé Tirefort, furent les bienvenus pour nous détendre. Ils nous ont proposé le thème : « Barbara mes Hommes ». Les fâcheux qui n'aiment pas Barbara ont tendance à dire :« tu verras, Barbara ça te barbera ». Il est évident que l'on ne peut pas plaire à tout le monde et que les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais s'il est une chose que l'on n'a pas pu discuter c'est le talent de Martine dans l'interprétation du répertoire de Barbara.

Si l'on fermait les yeux, il nous semblait que l'artiste défunte était revenue de l'au-delà pour chanter sur la scène.

Martine et Hervé (musicien, chanteur et imitateur) nous ont évoqué tous les amants célèbres que Barbara a fréquentés au cours de sa carrière, avec des anecdotes amusantes voire parfois croustillantes.

Nous sommes partis rassurés. Car Martine, à travers la chanson fétiche de Barbara, nous l'a bien confirmé. Il paraît que sa plus belle histoire d'amour ; eh bien c'est NOUS !

Paul BOISSET










 

 

mercredi 17 décembre 2025

 

Pour Noël, le FSHC a mis le feu

 

Jamais nous n'avons eu autant de monde pour se réunir, autour d'un repas de qualité, dans l'esprit de Noël.

La salle Léo FERRE était bien remplie, bien décorée par les participants de la toute nouvelle activité qu'est « l'atelier créatif ».

 


En ce jeudi 11 décembre 2025, 145 personnes ont participé à cette festivité organisée par le FSHC. Le succès de cet événement est dû en partie par la renommée du traiteur « La Felouque » mais aussi par le fait que le nombre de nos adhérents a positivement augmenté cette année.

Et puis il y avait Julien, chanteur, animateur, homme-orchestre talentueux. L'an dernier, à la même occasion, il avait su séduire son auditoire. C'est pourquoi nous lui avons redonné notre confiance pour cette année et nous avons bien fait.

Dès l'apéritif, puis entre le foie gras, le filet de loup, l'agneau, le fromage et le dessert, il a su mettre le feu, comme on dit aujourd'hui. 

Aussi après le repas, les danseurs étaient bien « chauds » pour continuer la soirée dans une folle ambiance. Grâce aux cours dispensés par les sections de « danses en ligne », la piste était souvent couverte sur toute sa surface.

La réussite de cette après-midi laisse augurer de bons moments à passer au cours des différents repas prévus en 2026. Celui du mardi-gras, du printemps et du moules-frites en automne. Sans compter ceux à prendre au cours des sorties et des voyages organisés. C'est à dire ; le Carnaval de Nice et de Menton, la parade des grands voiliers à Sète, la Corse, les fêtes historiques de Mirepoix et le Maroc.

Une façon, entre autres, de dissiper les nuages de l'ennui.

Paul BOISSET

 

mercredi 5 novembre 2025

Les Gardians de la foi

 

Comme chaque année, les associations religieuses de la Camargue se rendent en pèlerinage à Lourdes pour exprimer leur foi et leur gratitude dans ce sanctuaire sacré, respecté par des millions de fidèles et de croyants venus du monde entier.

Profitant de cet événement, l'agence de voyages des Cars Pons nous a proposé de pouvoir participer aux mêmes manifestations que ces dizaines d'Arlésiennes costumées comme au 19ème siècle et ces dizaines de gardians avec leurs chapeaux et leurs vestes en velours noir. 

 

 

 

Dès notre arrivée, le vendredi soir, après nous être restaurés à notre hôtel, la célèbre procession aux flambeaux nous a plongés sans transition dans l'émotion du sanctuaire.

 

 

La journée du lendemain était laissée entièrement libre aux initiatives de chacun. Selon sa propre curiosité, ses propres intentions, qu’elles soient religieuses ou touristiques ou les deux à la fois, les propositions d'activités étaient suffisamment nombreuses pour occuper son temps.

 

A l'intérieur du sanctuaire on pouvait accompagner les Camarguais dans les offices où la liturgie et les chants était traduits en dialecte provençal.

 

Pour se rendre à la salutation de la Grotte des apparitions, une procession était organisée avec une trentaine de cavaliers équipés de leur trident. Certains avaient du mal à maîtriser leur monture qui piaffaient d'impatience, impressionnés par la foule qui les entourait.

 

 

Cinq milles personnes assistaient à la messe du dimanche à l'église Sainte Bernadette.

 

A l'extérieur, on pouvait visiter la maison paternelle de Bernadette, la jeune voyante et future sainte canonisée. C'est un ancien moulin où le père Soubirous exerçait honnêtement son métier de meunier. Jusqu'à ce qu'un cambriolage, chez un notable, mit toute la bourgeoisie de Lourdes en émoi. Il fallait à tout prix trouver le ou les coupables de ce méfait. N'ayant pas d'indices exploitables, la police a arrêté le père de Bernadette sous le seul prétexte qu'étant pauvre, il était   susceptible d'avoir commis le cambriolage. Après plusieurs jours de prison, sans preuves ni aveux, on finit par relâcher ce pauvre homme. Mais le déshonneur lui est resté, il perdit son emploi et son logement de fonction.

Sa famille ne sachant plus où loger, le maire leur octroya un ancien cachot désaffecté. Ce cachot on peut le visiter et constater la précarité dans laquelle grandit Bernadette.

 

Si elle se rendait souvent dans la grotte de Massabielle, c'était surtout parce que c'était la décharge de l'hôpital et que parfois on pouvait y trouver quelques restes consommables. Beaucoup de rancœur et de révolte envers cette bourgeoisie implacable animait l'esprit de la pauvre enfant.

 

 

      

Lourdes en miniature restitue avec précision l'aspect de la ville à l'époque des apparitions (1858).

Certaines maquettes des monuments sont de véritables chefs-d’œuvre.

 

       

Depuis le dimanche matin de bonne heure, un flot humain impressionnant s'est engouffré toute la matinée dans le sanctuaire pour se rendre aux différents offices. Messes et processions ont fait vibrer l'espace de chants et de litanies.

 

L'après-midi, il nous fallut repartir le cœur un peu serré mais plein d'espoir, car malgré toutes les épreuves subies depuis près de 150 ans par notre pays (la chute du second Empire, le désastre de Sedan, les deux guerres mondiales, les guerres coloniales) la ferveur n'a jamais faibli ; Elle est toujours aussi vivante. La petite Bernadette a bien mérité la récompense que la dame de la grotte lui avait promis pour l'éternité.

 

Paul  BOISSET