mardi 22 septembre 2026

 

Avec les moules on a la frite !

 

Voilà bien longtemps que notre organisation a coutume de saluer cette période de l'année que l'on appelle communément « La rentrée ».

C'est aussi la salutation de l'automne qui s'annonce avec ses longues veillées et ses dégustations de châtaignes et de champignons.

Nous, les adhérents du Foyer des Seniors des Hauts Cantons on a l'habitude de consommer en cette période, le plat préféré des gens du Nord, c'est à dire les fameuses « Moules Frites ». Mais pas la moule bouchot, ni celle dite de cordes, encore moins celle de Hollande, Nous en Occitanie on préfère la bonne grosse moule d'Espagne ou celle de l'étang de Thau. Il faut bien qu'il y ait un peu de couleur locale.

Cette année 2026, le jeudi 17 septembre, nous étions 124 personnes présentes à cette manifestation. Jadis, elle se déroulait à la ferme aux enfants. Le terrain était propice aux concours de pétanque pour certains, les autres tentaient leur chance au Loto, une fois le repas terminé. Ne pouvant plus disposer de ces lieux, c'est à la salle Léo Ferré que cette coutume se déroule depuis quelques temps.

Cette année les organisateurs des activités du Foyer ont décidé que le repas se déroule en musique, animé par Renaud que nous avions déjà apprécié pour le Carnaval.

 

     

     
    

Le repas était concocté par notre fidèle Olivier et son acolyte Jean-Marc. Ils n'ont pas plaint leur peine pour que les moules et puis les frites reviennent dans nos assiettes.

  

Une de plus, se sont réjouis les participants de cet après-midi qu'ils ont trouvé agréable. Une de moins, ont soupiré les organisateurs tant ils étaient concentrés pour que ce soit une réussite.

Désormais les regards se tournent vers le repas traditionnel qui précède Noël. Puis vers une nouveauté ; le réveillon de la Saint Sylvestre, veille du jour de l'An 2027.

Paul BOISSET

 

 

 

 

 

mercredi 3 juin 2026

 

Un périple corsé 

Visiter la Corse a toujours été une attirance pour les continentaux que nous sommes. La preuve en est que nous avons pu réserver un car de tourisme exclusivement pour les adhérents du FSHC.

Nous partîmes 45 personnes le jour de Pentecôte (le 24 mai 2026) pour embarquer dans la rade de Toulon à bord d'un Ferry. Comme il y a 13 ans, lorsque le foyer Verdaguer a voulu se rendre en Corse par la voie maritime, nous avons aussi rencontré un problème de cabines dont certaines avaient été louées plusieurs fois. Tant bien que mal les incidents ont pu trouver un compromis. Mais il est désagréable de se débattre chaque fois qu'on veut prendre un Ferry pour la Corse.

Heureusement le climat du ciel était plus clément. Isabelle, notre guide nous attendait à Bastia sous un soleil radieux. D'emblée nous voilà partis pour visiter le Cap Nord de la Corse.

Nous nous sommes tout de suite aperçus que cette île, dite de beauté, n'était pas le plat pays chanté par Jacques Brel. Les côtes escarpées, dominées par de hautes montagnes bordent une mer d'un bleu qui tourne parfois au vert. On y rencontre des petites chapelles, des mausolées bien implantés dans le décor et des villages pittoresques.

Retour à Bastia où les plus courageux ont suivi Isabelle dans la haute ville, les autres ont fait un tour de carrousel sur la place publique avant d'aller se rafraîchir le gosier sur la terrasse d'une brasserie.

 

Sous les pinèdes, les palmiers et les eucalyptus, nous attendait le village de vacances « Belambra » afin que nous puissions nous installer pour trois jours et quatre nuits. A nos yeux c'était un véritable jardin d’Éden qui nous accueillait tant le site était ravissant.

 

Le lendemain matin il nous fallut partir visiter Calvi et sa citadelle, le cœur un peu serré car nous aurions bien voulu profiter du confort du village vacances avec sa grande piscine, son bar, et son immense plage privée de sable blanc. Mais la beauté du paysage vue des remparts de la citadelle nous a vite séduits. Nous y avons appris, grâce à l'érudite Isabelle, que Christophe Colomb serait peut-être né à Calvi, que la famille Bonaparte est venue y habiter après avoir quitté Ajaccio suite à un désaccord politique. Ce qui nous a donné l'occasion de comprendre que Napoléon, étant parti à l'âge de huit ans pour l'école militaire sur le continent, n'a pas vécu longtemps sur sa terre natale.

 

Le troisième jour, celui du périple tant attendu, le top niveau dans les propositions d'excursions, le tortionnaire des conducteurs de cars, restera dans nos mémoires.

     

Parce que la beauté des paysages y est incomparable par leurs couleurs, leurs découpages majestueux et une lumière généreuse par beau temps. Il s'agit du golfe de Porto et des calanques de Piana. Mais pas seulement !

Les corniches de granit rouge sont séduisantes pour le regard, mais elles sont redoutables pour les conducteurs de véhicules. Lorsque deux cars de tourisme se croisent, la route est si étroite que l'un se serre au maximum près de la paroi rocheuse au risque d'écorcher sa carrosserie, ce qui hélas nous arriva et l'autre, au maximum près du ravin, avec le risque de s'y précipiter à 300 mètres d'altitude. Laurent (notre chauffeur) n'a pas eu le loisir d'admirer longtemps le paysage. Il serait salutaire que les pouvoirs publics Corses réglementent autrement la circulation sur ces corniches dangereuses.

A Porto, la visite, en bateau, des falaises rougeâtres et de leurs grottes était heureusement plus paisible et moins stressante. Ainsi que la visite des gorges de la Spelunca et la traversée des forêts.

C 'est vraiment à travers de tels sites qu'on peut vivre ce que l'on appelle à juste titre : « La Corse sauvage ». Le retour s'est effectué par la traversée de « la scala di Santa Régina ». Un trajet encore très sinueux, sur une route plus large, mais il était prudent de klaxonner à chaque virage.

 

Au cinquième jour, après la visite de l'Ile ROUSSE, les avis étaient partagés entre ceux qui voulaient continuer la suite du programme, c'est à dire la traversée du désert des Agriates et la visite de St Florent et ceux qui préféraient se reposer au village en goûtant les joies de la baignade et du farniente. Finalement chacun a pu faire selon ses propres désirs et ce fût très bien comme ça.

Vendredi 29 mai, il fallut nous résoudre à quitter ce lieu paradisiaque. La restauration y était correcte et variée, le personnel charmant et les animations en soirée furent très appréciées. En particulier le concert polyphonique du folklore Corse, le Karaoké et le jeu « N'oubliez pas les paroles » où hélas nous avons perdu. Le confort des bungalows en pleine nature était appréciable.

Arrivés à Ajaccio pour l'embarquement du soir, Isabelle nous avait réservé un super restaurant face aux îles Sanguinaires.

Ces îles étaient, jadis, réservées pour les séjours en quarantaine des personnes contagieuses. Dans les anciennes expressions, on parlait de ces personnes comme étant celles qui avaient le « sang guigné ». La guigne étant synonyme de malchance. D'où par la suite de la déformation du « sang guigné » en « sanguinaire »

 

  

Le retour en Ferry se fit sans problème particulier. L'aventure fût belle. Quelques petits incidents ont pu gâcher, par des chutes, le séjour de certaines personnes mais sans gravité majeure. Les contacts entre les participants sont toujours enrichissants dans ces occasions de voyage en commun.

Pour d'autres la fatigue du voyage se faisait sentir mais dans l'ensemble tous étaient enchantés.

L'île de Beauté nous a réellement bien botté.

Paul BOISSET

 

mardi 2 juin 2026

 

CloClo pour toujours

La mémoire est une forme de nos pensées qui perpétue ceux et celles à qui elles sont destinées.

En cet après-midi du jeudi 21 mai 2016, le Foyer des Seniors des Hauts Cantons, toujours à la salle Léo FERRE, a voulu rendre hommage, par anticipation, à toutes les mères et à tous les pères qui sont encore là, à celles et ceux qui ne sont plus là, mais qui sont toujours présents dans nos cœurs et dans nos pensées. A cette occasion, nous avons voulu inviter nos amis de l’Ehpad de Bédarieux.

Pour animer cette fête annuelle notre volonté était d'évoquer une autre mémoire, celle d'une célébrité qui s'est révélée à partir des années 1960 ; Claude François devenu CloClo pour ses fans, pour toujours.

Le talent des artistes les rends immortels, au moins le temps que dure l'admiration des vivants à leur égard.

En ce qui concerne la chanson de variétés, certaines personnes cherchent à se rapprocher de leur idole favorite par la voix ou la gestuelle qu'ils ont tant apprécié et qu'ils se plaisent à restituer.

Lors de l'Assemblée générale au mois de janvier nous avons pu avoir l'impression de réentendre Barbara, cette fois-ci ce fût Claude François que nous avons cru voir sur la scène, tant la voix et la ressemblance physique de YANNICK était impressionnante.

   

Pour cet événement, la salle était comble.

C'est la preuve que la mémoire envers le répertoire de Claude François est bien vivace. Il faut dire qu'au top de sa carrière, l'artiste était déjà bien en avance sur son temps en introduisant dans son tour de chant la chorégraphie des célèbres Claudettes.

La qualité de certaines chansons qui ont tenu longtemps la tête du hitparade ont consolidé sa renommée. Ce qui fait que son répertoire reste d'actualité et enchante encore un large public.

Impressionnés par la prestation de YANNICK et de ses deux charmantes danseuses, nos adhérents présents n'ont pas hésité à occuper la piste de danse en reprenant les chants qui étaient proposés.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire il n'y avait aucune nostalgie puisque nous vivions au présent les mêmes engouements, les mêmes joies et le même enthousiasme que l'on pouvait vivre dans le temps passé.

Seuls le talent et la force de travail de ces jeunes artistes peuvent créer ces moments de rêve. Qu'ils en soient remerciés par toute notre admiration.

Paul BOISSET